Espace d’échanges de pratiques de codéveloppement pour valoriser les migrants comme citoyens et acteurs du développement ici et là-bas.

Données factuelles sur le projet
Santé
be-NL
Santé Nord-Sud
01-01-2001
Français (FR)
TRANSFAIREs (ONG)
Les populations locales en Belgique et RDC et notamment : les migrant-es et toutes personnes en situation de précarité ayant besoin de leurs services. La population précarisée des zones populaires de Kinshasa et des zones rurales de la province de Bandun
100 000 €
Conduite de l'action
> Améliorer l'accès au centre de soins et l'insertion socioprofessionnelle.
> Réponse aux faiblesses des capacités dans le domaine de la santé et les difficultés d’accès aux soins.
> Constats initiaux en Belgique : manque de prise en charge des personnes d’origine étrangère sur le plan sanitaire ainsi que le manque d’accompagnement au niveau de l’insertion socio-profesionnelle. Mise en place des actions avec la régie du quartier Sainte-Marguerite (Liège), Enfants du Monde asbl, centre public d’action sociale, Congo Santé
> En RDC : volonté de soutenir les structures de santé par un appui des moyens matériels médicaux de base et de médicaments, renforcement de capacités. Travail développé en partenariat avec des ONG locales.

Santé Nord-Sud a été créée en 1998 par des migrants congolais à Liège avec l’objectif de fournir un appui matériel et en médicaments à des structures sanitaires en République Démocratique du Congo. En 2000, l’association apporte une dimension supplémentaire à son action en initiant un projet d’accompagnement social et de promotion de la santé en faveur des personnes migrantes vivant à Liège. L’association a 2 antennes à Liège, situées dans des quartiers populaires recevant une immigration récente. 6 personnes y sont employées, ainsi que 7 bénévoles. Les activités menées par l’association s’articulent aujourd’hui autour de deux grandes actions : le projet « Santé et intégration » mené à Liège auprès de personnes en situation de précarité et le projet « Santé et développement » dédié à la solidarité internationale.
> En Belgique : médiation sociale et culturelle (orientation vers les services d’aides pour l’emploi, la formation, le logement, la sante et services juridiques) ; initiation gratuite en informatique ; action santé (distribution gratuite de préservatifs, activités sportives et physiques pour les femmes).

> En RDC : conduite des actions dans les localités d’origine des fondateurs de Santé Nord-Sud, mais aussi à Kinshasa. Après un rôle d’intermédiaire pour l’envoi d’équipements médicaux, l’association facilite la mise à disposition d’un formateur de d’une ONG belge au bénéfice de 15 écoles secondaires de Kinshasa pour l’organisation d’une formation de 60 éducateurs dans le cadre de la prévention du VIH/SIDA et des autres MST. L’association assure aussi un soutien humanitaire auprès des familles de malades du sida à Kinshasa et des dons de matériel informatique au profit du diocèse d’Idiofa, pour la création d’un centre de formation informatique destiné aux écoles.
L’association Santé Nord-Sud participe à une mission d’identification auprès d’une clinique de Kinshasa dans le cadre d’un projet intégré de soin et de prévention, en collaboration avec les autorités municipales amenant à la création d’un centre médico-psycho-social dédié à la prise en charge d’enfants et de jeunes en situation de vulnérabilité. Ce centre est le fruit d’une collaboration entre l’association et une ONG locale (OM-COGIE). Depuis, Santé Nord-Sud, en instance de reconnaissance par la Coopération belge, multiplie des initiatives publiques telles que : « Donnons-leur la vue », « Prévention et de soins contre la transmission du VIH/SIDA mère-enfant » et, enfin, organisation d’une clinique mutualiste « ISIS » (secteur de Kasavubu, 2008). Ce dernier exemple a permis la mise au point d’un mode de transfert de fonds des migrants avec pour objectif de financer les soins des proches à Kinshasa. Ainsi, le participant a la garantie que, pour une somme forfaitaire, ses proches sont soignés, que l’argent ne sert qu’à cela, qu’il contribue à faire progresser une infrastructure qui travaille aussi pour d’autres Kinois. La clinique est composée de 15 personnes dont la majorité travaille comme salarié et des médecins spécialistes payés en fonction des prestations. Le personnel est majoritairement composé de femmes. On constate que la majorité des professionnels qui travaillent dans cette clinique viennent de la même province, Bandundu, qui est aussi celle du promoteur de Santé Nord-Sud. Toutefois le système mutualiste étant complexe à installer. Des séances de sensibilisation auprès de la population sont en cours. Se pose également la question de l’intégration de la Clinique Mutualiste ISIS dans le tissu des services socio-sanitaires de sa zone.
Augmenter les ressources de la population bénéficiant du programme et renforcer les compétences des acteurs, en particulier dans le pays d'origine.
> En Belgique : Formalisation de dossier pour une entreprise d’économie sociale autonome basée sur les titres services (type chèque emploi-service) notamment destinée aux femmes peu qualifiées (insertion professionnelle). Appui de l’AGES, structure spécialisée dans le montage de dossier d’économie sociale.
> En RDC : amélioration du fonctionnement de la clinique mutualiste ISIS
Compétences
> Circulation de l’information : développement de plusieurs supports d’information : site internet de la structure santé nord-sud ; brochures / fiches d’informations et site internet de la clinique de Kinshasa ; développement d’actions de communication et de mobilisation : animation de la campagne de prévention contre le sida et les MST dans le milieu africain à Liège.
> Plaidoyer et sensibilisation : intervention auprès des communes avec un taux élevé d’enfants des rues (ex : Masina commune de Kinshasa) ; intervention auprès des hôpitaux généraux. actions de sensibilisation et de prévention sida et MST.
> Compétences associatives : gestion de subventions publiques, collaborations et mises en réseaux partenariales à échelle communale et régionale, auprès d’associations et d’institutions.
> Compétences techniques en matière de santé : mise en place d’ateliers de formation des éducateurs ; recrutement du personnel de santé pour un centre médical mutualiste de santé maternelle et infantile à Kinshasa, proposition de services d’identification, de formulation et d’évaluation de projets sanitaires
> Interculturel : action de sensibilisation des personnels des institutions publiques et organismes sociaux sur la problématique des personnes étrangères, accompagnement et suivi administratif des demandes d’asile et de régularisation et de regroupement familial.
L’association permet à des publics du Nord d’entretenir des relations privilégiées avec les populations du Sud. Les migrants participent à créer des dynamiques communautaires pour l’organisation et le renforcement des infrastructures dans leur pays d’origine. Ils impulsent de nouveaux modes de faire au nord (mutuelle de santé). Le flux d’information est continu du sud vers le nord et constitue le matériau d’un travail de sensibilisation, de conscientisation et de formation interrogeant les pratiques et visions des institutions partenaires et de leurs publics en Belgique.
> Au Nord: plus de 500 personnes ont été formées 200 personnes/an participent aux activités de l’association.
> Au Sud: création du Centre Médical Mutualiste de santé maternelle et infantile à Kinshasa au Congo, création d’un centre médico-psychosocial dédié aux enfants et jeunes en situation de vulnérabilité.
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Constats tirés de l’évaluation
Formulation d’indicateurs innovants valorisant les apports des mobilités humaines dans le développement des territoires
Souci de prise en compte simultanée des besoins sanitaires des populations migrantes de RDC en Belgique et des populations locales au Congo : volontarisme des migrants pour développer une action transnationale bénéficiant des réseaux informels déjà en pla
> Penser le plus possible l’action de coopération en lien avec les besoins et attentes des populations locales dans les deux espaces de coopération
> Penser l’action de coopération internationale en impliquant les associations de ressortissants de la zone de coopération ici pour un diagnostic affiné des besoins des populations là-bas et une mise en cohérence de l’action avec les besoins et attentes des ressortissants ici (construction d’une activité de coopération transnationale).
> Collaborations formalisées avec les autorités locales belges et congolaises et avec d’autres associations et ONG actives dans le champ de la santé
> L’association joue un rôle d’interface entre les ressortissants congolais en Belgique et leur territoir
> Encourager la mise en place de partenariats avec d’autres types d’acteurs locaux afin d’assurer la mise en œuvre des activités et la valorisation d’un faisceau de compétences et d’expertise concourant à la réussite de l’action
> S’appuyer sur des acteurs intermédiaires connaissant à la fois les enjeux des populations migrantes dans le territoire de coopération au nord et des populations locales dans le territoire de coopération au sud
> Favoriser des espaces de débats/d’échanges entre partenaires de coopération au sud et ressortissants dans le territoire de coopération au nord pour une interpellation mutuelle sur les besoins, attentes et capacité d’action des populations des deux territoires de coopération.
L’association joue un rôle d’intermédiaire entre les migrants et leur organisation et d’une part les services socio-sanitaires belges et les partenaires associatifs et institutionnels locaux en RDC : Santé nord sud est à mi-chemin entre une organisation d
> Mobiliser les organisations de migrants et/celles actives auprès des migrants originaires du territoire de coopération au sud (aide à la compréhension des codes culturels, implication et valorisation des migrants comme citoyens-acteurs de solidarité et non uniquement comme bénéficiaires d’actions sociales ici ou financeurs de projets là-bas , renforcement de la capacité à agir à échelle transnationale en connectant les enjeux de l’action aux situations des ressortissants dans le pays de résidence).
> Inscrire l’action dans une compréhension globale des enjeux à partir des besoins de développement locaux dans le pays de coopération (mise en avant des interdépendances entre territoires et des déterminants mondiaux des causes d’inégalités locales, du rôle joué par les migrations, etc.) : l’implication des organisations de migrants, du fait de leur nature transnationale, est encouragée.
Partenariats avec des institutions publiques belges et accès à des subventions publiques.
Prévoir une diversification des ressources financières pour ne pas faire peser le poids de l’action sur la seule capacité d’épargne des migrants (recherche de subventions publiques, mobilisation des partenaires financiers au nord et au sud).
> Les expériences du Sud permettent aux acteurs migrants du Nord de se professionnaliser en développant des projets qui dépassent les solidarités familiales et l’envoi de fonds.
> Un site web comme outil de visibilité et de mobilisation : informations pr
> Impliquer les organisations de migrants des zones de coopération pour une participation au contenu de l’action encourageant ainsi la possibilité d’un renouvellement / renforcement des capacités des associations (dépassant les solidarités familiales et l’envoi de fonds).
> Utilisation des outils internet pour un large essaimage des résultats obtenus et une forte visibilité des actions conduites auprès des partenaires et populations des pays en coopération.