Espace d’échanges de pratiques de codéveloppement pour valoriser les migrants comme citoyens et acteurs du développement ici et là-bas.

Données factuelles sur le projet
Santé
be-NL
Femmes africaines asbl
01-01-2010
Français (FR)
Femmes africaines ASBL - Association African Women
femmes victimes de mutilations génitales
90 000 €
Conduite de l'action
Programme de sensibilisation et d’accompagnement de femmes victimes de mutilations génitales :
> Au Nord : aider les femmes à surmonter les difficultés d’intégration sociale, de gestion de la santé (sensibilisation médicale pour encourager les femmes victimes de mutilations sexuelles à aller voir un gynécologue), d’insertion administrative. Selon la motivation de chacune, les impliquer comme ambassadrices dans la lutte contre les pratiques néfastes
> Au Sud : Guinée Conakry (villes de Kindia, Kankan et village de Kankalabe), Côte d’Ivoire et Mali: faire passer des messages pour conscientiser les femmes, leur entourage familial et social et les exciseuses. Impliquer ces dernières dans des activités génératrices de revenus alternatifs leur permettant d’interrompre sur base volontaire leur métier (depuis 2009 – création de coopératives – signature de conventions avec 15 exciseuses)
La création de l’association a répondu à un manque : constat d’un manque de structures adaptées/spécialisées dans l’accompagnement des femmes victimes de mutilations sexuelles (300 femmes africaines régularisées sont victimes de mutilations à Charleroi). En 2010, l'association a créé des ateliers en Belgique sur les « bonnes » et les « mauvaises » traditions en Afrique. Les mutilations sexuelles féminines sont ressorties fréquemment. L’association a également identifié le besoin de former les personnels assistants sociaux qui ne savent pas forcément aborder cette question avec des femmes victimes.
> En Belgique : prise en charge des femmes victimes avec un accompagnement sur le plan administratif, des cours d’alphabétisation et des soins gynécologiques. Formation interculturelles auprès des personnels de santé et assistants sociaux pour les sensibiliser à la question et faciliter leur capacité de dialogue, d’écoute et de prise en charge des victimes.
Organisations d’événements pour sensibiliser, lever des fonds et mobiliser l’opinion publique : organisation de soirées festives, matchs de football pour faire connaitre le projet auprès des jeunes, travail de communication via les réseaux sociaux, sollicitation de la presse et interviews.
> En Afrique de l’ouest : des liens directs ont été établis avec la Guinée, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso. L’association travaille pour le moment essentiellement avec la Guinée sur le thème des mutilations par le biais d’activités festives. Les jeunes sont des ambassadeurs de leur pays d'origine. Les fêtes sont un bon moyen de lancer une discussion et le mélange des générations permet de lever des craintes et favorise la parole. Les jeunes sont très actifs, diffusent les pratiques de l’association au sein des universités et organisent tous les 2 mois des réunions, des activités sportives et des repas. Les femmes pratiquant les mutilations sexuelles féminines le font pour l'argent. Aussi l’association a‐t‐elle travaillé à la création de coopératives agricoles et d’artisanat, afin que ces femmes puissent peuvent gagner leur vie de manière alternative.
Continuer les actions sur la durée, les partenariats avec les autorités publiques en Belgique et dans les pays d’origine des migrants et développer les propositions de réorientation professionnelle des exciseuses auprès d’autres territoires en Afrique de l’ouest.
Mise en place de partenariats : l’association fait partie d’une plateforme initiée par les autorités communales et provinciales « Plateforme violences conjugales et intrafamiliales ». Un bureau a été affecté à l’association par la Ville de Charleroi pour ses permanences. L’association bénéficie régulièrement de soutiens logistiques et financiers d’instances communales et d’organismes publics décentralisés. l’association est sollicitée pour des interventions ponctuelles (interprétariat social, facilitation, …) par la Police, par les services sociaux communaux, par des associations reconnues au niveau local et provincial (ex. Maison de l’Adolescent…).
Compétences
> Communication : le théâtre et les réseaux sociaux sont utilisés pour faire passer leurs messages. La presse est souvent sollicitée pour faire connaître les actions publiques de l’association, sensibiliser l’opinion publique et mobiliser pour les événements.
Interculturelles : l’association joue un rôle de médiation entre les femmes victimes et les différents organismes sociaux, de santé, d’insertion professionnelle (etc.) qui accompagnent ces femmes. L’association joue également un rôle très fort au sein des familles de migrants et auprès des exciseuses en Afrique de l’ouest sur l’évolution des traditions, la sensibilisation à la santé des femmes et aux questions de genres. L’association cherche à conduire son travail de sensibilisation auprès des familles incluant les pères et les frères.
Gestion associative et conduite de projet : gestion de l’association, des aspects de communication et de visibilité, recherche de fonds, mise en lien des acteurs en Belgique et en Afrique de l’ouest, mise en place et conduite de conventions de partenariats, capacités à conduire des actions dans les deux espaces de la migration à la fois (pays de résidence et pays d’origine).
Nos compétences linguistiques et nos ressources interculturelles nous permettent des actions de qualité, touchant un public de plus en plus large, au Nord comme au Sud.
Nous formons certaines de nos bénéficiaires afin qu’elles deviennent des ambassadrices de notre cause dans les pays d’origine et auprès de leur entourage
L’association est elle-même accompagnée dans son fonctionnement, le renforcement de compétences de son équipe et la recherche de financements par le centre universitaire de Charleroi (CUNIC).
Des femmes migrantes sont directement impliquées dans la conduite des actions et sont formées à recueillir les témoignages : une brochure a été réalisée par l’association comme outil de formation des femmes à l’accompagnement et à l’écoute.
> Travail partenarial à échelle locale et transnationale (conventions partenariales avec les pouvoirs publics locaux ou nationaux en Belgique et en Guinée)
> Travail de mise en réseau et de formation des acteurs sociaux, de santé, d’insertion professionnelle (etc.) pouvant accompagner ces femmes et n’atteignant habituellement pas ce public.
L’association a mis en place avec Centre universitaire de Charleroi CUNIC une méthode de mesures des résultats sur la base d’un questionnaire de satisfaction distribué auprès des femmes et des jeunes.
L’avenir de l’association est liée à l’obtention de financements pour la conduite de ses actions (petite association) ce qui rend difficile une vision à long termes des actions.
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Constats tirés de l’évaluation
Formulation d’indicateurs innovants valorisant les apports des mobilités humaines dans le développement des territoires
> Approches différenciées du travail de sensibilisation selon les régions et les ethnies en Guinée et auprès des ressortissant/es guinéen/nes en Belgique.
> Prise en compte des différences de perception de l’excision entre femmes jeunes et plus âgées et
> Intégrer une dimension intergénérationnelle dans la conception de l’action pour une plus grande sensibilisation autour du sujet traité au sein des familles (capacité de relai et de nouveau regard des jeunes générations, capacités de transmissions des aînés).
> Intégrer une dimension interculturelle dans le diagnostic conduisant à l’élaboration du plan d’action pour une définition fine des méthodes de travail auprès des publics cibles
> Mise en place de l’action à partir des expériences personnelles, du vécu des thématiques abordées et de l’identité de migrant(e)s renforçant la reconnaissance, la légitimité et l’autorité dans les interventions.
> Travail en Belgique et en Guinée sur l
> Dialoguer avec les organisations de migrants ressortissants du territoire de coopération afin de réaliser un diagnostic fin des besoins des populations là-bas ainsi que des ressortissants ici, favorisant ainsi la compréhension des enjeux globaux relevant de la thématique d’action
> Mettre en relation les problématiques de développement identifiées dans les territoires de l’action pour encourager des passerelles entre activités locales au « nord » et au « sud » (ex : l’excision et le genre, la santé des femmes touchant à la fois les femmes au sud et les ressortissantes migrants au nord).
> Prévoir une implication directe ou progressive des publics cibles de l’action dans le cycle de projet et développer des outils de sensibilisation et/ou de formation adaptés pour les accompagner
> Intégrer une dimension intergénérationnelle dans la conduite de l’action pour une plus grande sensibilisation autour du sujet traité au sein des familles et renforcer la cohérence de l’action auprès des familles (partage des besoins et des attentes entre générations).
> En Belgique : partenariat avec deux structures actives dans le champ de l’interculturel : le centre universitaire CUNIC de Charleroi et l’association step afrique-tout est possible, regroupant plusieurs associations africaines en Belgique.
> Choix de c
> Encourager la mise en place de partenariats avec d’autres types d’acteurs locaux afin d’assurer la mise en œuvre des activités et la valorisation d’un faisceau de compétences et d’expertise concourant à la réussite de l’action.
> Intégrer une dimension intergénérationnelle dans le travail de sensibilisation et de communication lié à la conduite de l’action pour toucher un plus large public (besoins et attentes évolutifs d’une génération à l’autre).
> Le financement reste un problème. La génération des aîné/es ne cherche pas à obtenir des fonds publics.
> L’organisation d’événements de sensibilisation, de communication, festifs en Belgique est un axe stratégique de l’association servant à lever des
> Prévoir une diversification des ressources financières pour ne pas faire peser le poids de l’action sur la seule capacité d’épargne des migrants (ex : par le biais d’actions de sensibilisation, de communication, d’événements festifs pour collecter des fonds).
> L’action doit prévoir un volet de renforcement des capacités en recherche de financements extérieurs notamment auprès des associations de migrants fonctionnant largement sur une capacité d’épargne personnelle.
- sensibilisation au sein des familles (travail intergénérationnel sur les traditions et la santé des femmes)
- réorientation et accompagnement professionnels des exciseuses en Guinée (coopératives agricoles et artisanales)
> Convention de partenariat a
> Intégrer une dimension intergénérationnelle dans la conduite de l’action pour toucher un plus large public (besoins et attentes évolutifs d’une génération à l’autre, capacité d’interpeller sur un sujet commun au sein des familles).
> Accompagner le travail de sensibilisation par des propositions alternatives auprès des publics cibles pour un changement réel des modes de faire (ex : dans le cadre de la sensibilisation contre les pratiques de l’excision en Guinée, proposition d’une réorientation professionnelle pour exciseuses avec la mise en place de coopératives agricoles et artisanales).
> Implication forte des jeunes générations en Guinée et en Belgique.
> Reconnaissance de la région wallonne qui appuie financièrement le projet
> Mise en place un partenariat avec le gouvernement Guinéen
> Adhésion à la Plateforme violences conjugales et intrafamiliales.
> Intégrer une dimension intergénérationnelle dans la conduite de l’action pour une durabilité et un renouvellement de l’action dans le temps (besoins et attentes évolutifs d’une génération à l’autre).
> Recherche de partenariats techniques et financiers avec les autorités publiques locales ou nationales pour un soutien à l’action et une capacité de visibilité et d’essaimage renforcée.
> Travail en réseau avec d’autres acteurs locaux ou nationaux pour accroître la visibilité, ainsi que l’expertise et la qualité des actions proposées et permettant une conduite de l’action à long terme (pour éviter la rupture d’activité en cas de vulnérabilité du porteur).