Espace d’échanges de pratiques de codéveloppement pour valoriser les migrants comme citoyens et acteurs du développement ici et là-bas.

Données factuelles sur le projet
Développement local / Gouvernance
fr-FR
GRDR
01-01-2007
Français (FR)
GRDR à travers une première phase 2000-2006.
45 collectivités locales du bassin du fleuve Sénégal directement accompagnées et 88 indirectement sur un bassin de vie de près de 2,3 millions d’habitants.
Près de 100 associations de migrants en France et plus de 30 coopérations décentralisées.
près de 3 millions d'euros
Conduite de l'action
Appuyer un processus d’amélioration durable et continue des conditions de vie des populations conforme à leurs aspirations et basé sur la mobilisation des ressources locales. Cela passe par : renforcer les capacités des acteurs relais du développement local pour dynamiser les initiatives intercommunales et provoquer la concertation à l’échelle régionale ; animer une réflexion prospective et active sur le développement économique local ; promouvoir les initiatives de co-développement et les partenariats de coopération décentralisée ; assurer un plaidoyer et une visibilité aux bonnes pratiques de gouvernance locale.
En France et au Mali : volonté d’appuyer les dynamiques de développement locales au Mali par une implication renforcée et organisée des ressortissants des territoires d’origine et de répondre aux demandes de collectivités locales en France pour une meilleure connaissance des enjeux de développement locale des zones d’émigration, face aux processus de décentralisation opérés en Afrique de l’ouest. Les territoires sahéliens de l’action sont historiquement des bassins d’émigration notamment vers la France. Organisés, les migrants peuvent constituer des acteurs engagés dans le développement et la promotion de leurs territoires d’origine.
> En France : Création d’associations communales qui fédèrent les associations villageoises des ressortissants. Prise de contact avec les responsables politiques des territoires de vie des migrants. Organisations et accompagnement des missions des acteurs du sud. Formation des leaders associatifs sur la décentralisation et le développement local en France et au sud. Les collectivités locales partenaires sont impliquées dans les processus de concertation pour la définition des programmes d’action. Les migrants assurent la communication des projets dans leur région d’origine auprès des partenaires de coopération décentralisée. Des événements d’éducation au co-développement sont organisés. Les coopérations décentralisées communiquent sur les opérations conduites à Kayes avec l’appui des migrants. les collectivités françaises partenaires apprennent à travailler avec les associations de migrants autour d’un projet de développement.

> Au Mali : Des cadres locaux de concertation à échelle locale sont mis en place associant la population et les ressortissants de ces territoires en France. Organisation de cyberconférences associant les partenaires français et maliens afin d’assurer une communication et un suivi permanent et élaboration d’un manuel de procédures de communication sur le « double espace » de la migration afin que les migrants capitalisant les outils nécessaires à une interaction renforcée avec les contextes locaux. Le GRDR, en tant qu’ONG implantée dans le double espace de la migration, appuie les acteurs locaux dans la région de Kayes pour la mise en œuvre des projets, la recherche de financements de développement local et la rédaction des comptes rendus techniques et financiers. Les cadres de concertation sont responsabilisés dans la mise en œuvre des actions et des systèmes de monitoring suivi et d’évaluation des avancées de l’action sont mis en place.
> En France : Perspectives : les associations de ressortissants assurent les restitutions auprès des partenaires en France. les migrants s’impliquent plus activement et sont visibles et reconnus dans des opérations d’éducation au co-développement sur les territoires de vie.
> Au Mali : Perspectives : les migrants sont reconnus de plus en plus comme des partenaires des dynamiques de développement local en tant que citoyens actifs des deux espaces de la migration. L’accompagnement du GRDR est peu à peu assuré par les fédérations d’associations de ressortissants à des échelles départementales ou intercommunales. Les procédures de communication et de suivi doivent être affinées.
Compétences
> Circulation de l’information et médiation : les migrants maîtrisent l’outil Internet (accès à l’information, création de pages web, utilisation de la messagerie électronique). Les migrants ont des relais dans les villages et connaissent très précisément l’avancement des actions. Formalisation de cahier de procédure de communication sur le « double espace » avec certaines associations.
> Plaidoyer : les migrants ont participé à la construction d’outils d’éducation au co-développement (films, expositions, animations) et affirment leur double citoyenneté comme acteurs des coopérations décentralisées.
> Compétences associatives : les migrants ont amélioré les documents cadre de leurs associations (plaquette, logo, carnet d’identité, officialisation de la structure) ; des jeunes prennent des responsabilités au sein de l’association des aînés.
> Compétences techniques : certains leaders associatifs se professionnalisent et produisent directement des documents projets grâce à l’appui des formations. Les associations de migrants s’approprient les réalités locales et sont en capacité de les expliquer aux autres partenaires de développement.
> Partenariat : le rôle « d’ambassadeurs » des ressortissants des territoires d’origine renforce la visibilité et la reconnaissance des associations de migrants en France. Les migrants s’ouvrent plus à leur territoire de vie et s’inscrivent dans des dynamiques partenariales locales existantes plutôt que d’agir individuellement.
> Dimension interculturelle : les migrants développent une expertise sur l’intermédiation sociale ; ils témoignent de leurs parcours migratoires ; ils sont reconnus dans leur double citoyenneté et intègrent l’espace public.
> Innovation : les migrants impulsent des dynamiques de changements sur les territoires au sud en poussant à l’organisation du village, à la fixation de responsabilités de contrôle de l’exercice de ces responsabilités.
> Formations mises en place et conduites par l’ONG d’appui (GRDR) auprès des associations de migrants (décentralisation et développement local en France et au sud, montage de projets).
> Accompagnement des associations de migrants par le GRDR France et Mali dans la participation aux cadres de concertation communaux et dans la formalisation de messages auprès des collectivités locales ici et là-bas ; accompagnement par le GRDR France dans la participation des leaders associatifs migrants dans l’animation d’action d’éducation au (co-)développement.
Les migrants sont impliqués dans des missions de sensibilisation du public au co-développement dans le pays de résidence. Ils définissent également des outils de communication pour une connaissance renforcée de leurs actions dans leurs territoires de vie. Ils transmettent l'information depuis le pays d'origine vers le pays de résidence. Les migrants sont des médiateurs entre les eux espaces, ils apportent des ressources aux autorités locales et améliorent leurs compétences.
45 collectivités locales du bassin du fleuve Sénégal ont été directement accompagnées et 88 indirectement sur un bassin de vie de près de 2,3 millions d’habitants. Des coopérations décentralisées ont été démarrées au sein desquelles le rôle des migrants est affirmé. Près de 100 associations de migrants en France et plus de 30 coopérations décentralisées ont été touchées par l’action.
illu_grdr_paideleducodev.jpgillu_paideleducodev_carte.png
Constats tirés de l’évaluation
Formulation d’indicateurs innovants valorisant les apports des mobilités humaines dans le développement des territoires
L'action a répondu à une nécessité pour les acteurs de coopération du nord de saisir les enjeux liés à la réorganisation des espaces de travail et de décision en Afrique de l’ouest dans le cadre du processus de décentralisation en impliquant les acteurs d
Articuler l’action des coopérations décentralisées avec les dynamiques migratoires qui connectent les espaces de coopération en impliquant les associations de ressortissants des territoires d’origine ciblés par l’action et insérer la compréhension des enjeux de développement liés aux migrations dans tous les deux espaces de coopération.
> L’action articule différents acteurs du développement aux champs de compétences différents et s’appuie sur les coopérations décentralisées comme cadres structurant des partenariats et des actions de développement.
> Choix d’inclure des actions d’éducat
> Diversification des types d’acteurs dans la conduite de l’action (associations de migrants, professionnels de santé, ONG, etc.) pour une appréhension globale des enjeux de développement et la mise en place de moyens favorisant l’implication de plusieurs champs de compétences (dont les compétences des associations de migrants, comme actrices du double espace de la migration).
> Penser l’action dans les deux espaces de la migration simultanément en intégrant des actions d’éducation au (co-)développement portées par les associations de ressortissants ici.
> Sensibilisation des acteurs du développement ici et là-bas des impacts des migrations.
> Mise en place de sessions de formations sur la coopération décentralisée et le montage de projets pour les associations de migrants par une ONG d’appui présente da
> L’action se déploie simultanément dans les deux territoires de coopérations en impliquant les ressortissants et leurs associations aux deux niveaux.
> Renforcement des capacités en gestion de projet des migrants et sur les champs techniques de l’action pour une pleine inclusion dans la réalisation de l’action aux côtés des partenaires et en collaboration avec les populations.
> Encourager le partenariat pluri-acteurs dans les deux espaces de coopération pour une inscription de l’action dans les dynamiques locales existantes.
> Inciter les organisations de migrants à communiquer auprès des institutions et des citoyens sur les actions de développement conduites dans les territoires d’origine et leur impact, au-delà uniquement des communautés de ressortissant et pour favoriser une prise de conscience du rôle et des compétences transnationales des associations de migrants dans les actions de développement.
> Mise en place là-bas de Fonds de développement local encourageant à la fois une approche projet et une inscription dans les dynamiques territoriales existantes, comme levier pour des actions de développement local structurées et articulées en cohérence
Effort d’une diversification des moyens financiers au-delà des ressources privées des migrants pour éviter une trop grande dépendance avec accompagnement de la compréhension du langage et des attentes des subventions (publiques ou privées).
> Le rôle « d’ambassadeurs » des territoires d’origine par les organisations de migrants renforce la visibilité et la reconnaissance à la fois de la contribution des migrants au développement et des migrants comme acteurs-citoyens de leur territoire de v
> La participation des ressortissants des territoires d’origine dans la conduite de l’action favorisent des interactions fortes avec les populations locales et la possibilité d’accompagner un changement de regard ou de pratique pour une évolution durable des modes de faires localement.
> Concevoir les actions d’éducation au développement comme des leviers de citoyenneté active des partenaires et communautés impliquées dans les actions de développement (ex : les associations de migrants).
> Penser les liens intergénérationnels dans la conduite de l’action (à la fois auprès des cibles et des acteurs de l’action) au sein des communautés locales et des migrants pour une transmission des outils, visions et modes de faire.
> Penser une action de développement là-bas avec une action de sensibilisation ici et impliquer les organisations de migrants comme « ambassadeurs » du double espace de coopération .
Approche pluri-acteurs (ONG, collectivités locales et associations de migrants) et territoriale.
> Inclure les ressortissants des territoires de coopération des pays de résidence et d’origine dans le portage des actions du fait de leur capacité d’implantation double ici et là-bas.
> Insérer l’action dans les dynamiques de développement locale existantes et tenir compte des dynamiques migratoires qui connectent les espaces du partenariat de coopération.