Espace d’échanges de pratiques de codéveloppement pour valoriser les migrants comme citoyens et acteurs du développement ici et là-bas.

Données factuelles sur le projet
Développement économique, commerce et tourisme
fr-FR
GRDR Migration, Citoyenneté, Développement
01-01-1991
Français (FR)
GRDR ; Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD)
Les porteurs de projets économiques migrants : près de 1 000 porteurs de projet ont été accompagnés, originaires d’Afrique de l’ouest (72 %) ou d’autres pays d’Afrique (25 %) et vivant en région Ile de France (93 %), plus particulièrement à Paris (28 %) e
Conduite de l'action
Accompagner les migrants, porteurs de projets économiques en France et/ou en Afrique afin de développer les activités génératrices de revenus, créatrices d’emplois et d’assurer leur promotion sociale et professionnelle.
> Accueil des porteurs de projets, appui et conseil individualisé
> Animations thématiques (sur une activité particulière)
> Cours du soir (formation à la création et à la gestion d’une activité économique)
> Formations longues, stages (jusqu’en 2003) : techniques agricoles, artisanales…
> Mise en réseau : Groupe d’Appui à la Micro Entreprise (GAME), appui à la création d’IEM (Initiatives Economiques des Migrants).
> En France : L’association GRDR est née de la sollicitation des ressortissants du Bassin du Fleuve Sénégal résidant en France auprès d’agronomes, afin d’accompagner les projets collectifs ou individuels qu’ils portaient pour leurs territoires ruraux d’origine. Partant d’un accompagnement technique en agronomie, le GRDR a diversifié son appui aux porteurs de projets économiques individuels en commençant à assurer un accueil à tout porteur en 1991, et des formations en gestion et démarche d’entreprise.

> Dans les pays d’origine : Dès la fin des années 1980, le GRDR est aussi composé de cellules permanentes dans le bassin du fleuve Sénégal (Bakel, Kayes, Sélibaby). Elles appuient notamment les initiatives des migrants de retour.
> En France : Le GRDR assure un 1er accueil pour le cadrage des idées et la réflexion sur leur projet. Il propose des formations sur la création d’une activité économique, sur le montage de projet, la comptabilité, le business plan. Il oriente éventuellement les porteurs vers une formation professionnelle qualifiante. Avec ces éléments, les personnes peuvent réaliser une étude de faisabilité, si possible financée par une bourse du Programme Migrations et Initiatives Economiques (voir la fiche GAME à ce propos). Si le projet est destiné à une réalisation en France, le GRDR oriente les porteurs vers les structures spécialisées. L’approche méthodologique permet indirectement de retrouver un travail, d’obtenir un logement, d’assurer une insertion socioprofessionnelle en France en prenant en compte la dimension des discriminations.

> Dans les pays d’origine : L’étude de faisabilité est réalisée sur place. L’accompagnement dans la mise en œuvre de projets, ainsi que le suivi doivent être portés par des structures spécialisées sur place. Un réseau d’opérateurs d’appui dans toute l’Afrique est constitué via le GAME.
> En France : Le GRDR favorise la mise en réseau des structures d’appui aux porteurs (GAME, IEM). L’accompagnement du GRDR est amené à faire le lien entre les porteurs et les intermédiaires de l’emploi (Agence Nationale Pour l’Emploi etc.) et les acteurs de la finance solidaire (instituts de micro-finance en France ou IMF). Renforcer la connaissance des marchés locaux et faire davantage connaître les niches productives des territoires d’origine est une perspective du programme.

> Dans les pays d’origine : En lien avec le Programme d’Appui aux Initiatives de Développement Local (PAIDEL) mené par toutes les antennes du GRDR en Afrique de l’Ouest, l’accompagnement articule davantage les territoires. Les activités renforcées sont l’identification des niches productives, le diagnostic des économies locales, le diagnostic des filières productives sur les territoires (comme la pisciculture ou le bambou). Le GRDR souhaite renforcer des liens avec les IMF locaux. 2 fonds d’appui aux initiatives économiques sont ouverts (à Bakel et à Kaédi), et accueillent les migrants comme les acteurs locaux.
Compétences
> Capacités économiques des migrants renforcées et mobilisées: 250 personnes informées et orientées par an durant le PPSPM, dont 1/3 suit des formations professionnelles, et 1/5 réalise l’étude de faisabilité d’un projet.
> Sécuriser : sécuriser les profils des porteurs. Accès aux droits, retour à l’emploi. Sécuriser les conditions de vie.
> Investir : Formations en gestion, formations sectorielles.
> Mobiliser : Informer sur les organismes sociaux pour mieux orienter. Accompagner la mise en réseau. Mobiliser l’économie sociale et solidaire.
> Le GRDR accompagne les migrants pour sécuriser leur activité en France : + Renforcer les capacités économiques des porteurs de projets à distance (surtout des profils d’origine rurale, à faible qualification, devenus ouvriers). + Etudes de marché. + Accompagnement social et dans un retour à l’emploi. + Une meilleure connaissance des droits en matière de discriminations.
En Afrique : + Diagnostic des filières accessibles, renforcement de la connaissance des marchés locaux. + Création du guide l’entrepreneur par région, de l’atlas du développement économique de la région de Kayes. + Mise en relation avec les structures d’appui (chambres de métiers, ONG techniques...)

> Le GRDR accompagne les migrants à mobiliser en France : + 150 organismes sociaux recensés dans la base de données (2005), vers lesquels orienter les porteurs. + Accompagnement à l’émergence d’un projet de création d’association des migrants porteurs de projets économiques et entrepreneurs, IEM (en 2007). + Grâce à l’accompagnement du GRDR, les migrants mobilisent des financements pour une étude de marché, de faisabilité et de consolidation. + Les IMF (par exemple, les Cigales) et les structures d’appui à la création d’entreprise (ADIE) sont mises en relation avec les porteurs. en Afrique : - Les porteurs sont isolés, les liens avec les institutions bancaires sont difficiles à établir. + Le GAME a identifié et s’est associé avec des bureaux d’étude sur place pour un accompagnement plus soutenu.

> Le GRDR accompagne l’investissement des migrants en France : + Jusqu’en 2003, des formations longues auprès des porteurs de projets en agriculture et élevage étaient organisées, dans la continuité des stages de la ferme-école du GRDR à Ecoublay (Ile de France) dans les années 1990. + PPSPM: cycles de formation en cours du soir intitulés «sensibilisation à la création et à la gestion d’une activité économique» : 3 cycles annuels de 12 séances chacun pour une cinquantaine de stagiaires. + Des formations professionnelles spécifiques touchent à des thèmes aussi variés que le commerce équitable, le tourisme, l’investissement dans un pays spécifique, les projets de boulangerie en Afrique, les projets de maraîchage... + Lors des missions des techniciens spécialisés du GRDR en France, une sensibilisation collective est prévue, par exemple sur l’investissement dans les produits maraîchers.
Près de 1 000 porteurs de projet ont été accompagnés, originaires d’Afrique de l’Ouest (72 %) ou d’autres pays d’Afrique (25 %) et vivant en région Ile de France (93 %), plus particulièrement à Paris (28 %) et en Seine Saint-Denis (28 %).
Impact sur le développement économique en France : L’insertion socio-professionnelle des migrants est favorisée.
Impact sur le développement économique en Afrique. Les projets sont principalement unipersonnels et destinés à améliorer les conditions de vie. L’évaluation des retombées sur les territoires est difficile à réaliser. L’articulation des dispositifs financiers entre les deux espaces reste à construire et nécessite un plaidoyer.
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Constats tirés de l’évaluation
Formulation d’indicateurs innovants valorisant les apports des mobilités humaines dans le développement des territoires
> 150 organismes socio-professionnels recensés dans la base de données (2005), vers lesquels orienter les porteurs (les instituts de micro-finance - ex : les Cigales - et les structures d’appui à la création d’entreprise - ex : l’ADIE - sont mises en rela
> Établir des passerelles entre structures d’appui pour tous et associations connaissant finement les besoins de publics spécifiques (ex : migrants) pour élargir l’appui à tous.
> Établir un constat des besoins en analysant les capacités d’accès des porteurs de projets aux structures d’appui, et de connaissances des besoins et capacités à y répondre de structures d’appui envers les porteurs sont isolés (idem dans les pays d’origine entre entrepreneurs et structures bancaires).
Accompagnement social et vers un retour à l’emploi par la mise en place d’espaces d’échanges d’expériences et de connaissances entre porteurs expérimentés et débutants, avec écoute des besoins et aide à l’orientation des projets.
Dans le volet nord des actions d’appui à l’entrepreneuriat :
> s’appuyer sur des structures intermédiaires d’accompagnement pour créer des espaces d’échanges d’expériences comme outil de revalorisation des compétences et de renforcement de l’insertion socioprofessionnelle.
> Lors des missions des techniciens spécialisés du GRDR en France, une sensibilisation collective est prévue, par exemple sur l’investissement dans les produits maraîchers.
> Organisation de cycles de formation en cours du soir intitulés d’appui à la cré
Dans le cadre des activités d’appui à l’entrepreneuriat :
> S’appuyer sur les réseaux de la migration ou des structures présentes dans les deux espaces de la migration (dans le pays d’origine et dans le pays de résidence) pour accompagner les porteurs de projets en France/Europe pour une connaissance affinée du contexte économique, des obstacles et débouchés locaux.
> Favoriser les espaces d’échanges d’expériences pour une revalorisation des compétences comme outil d’appui à l’insertion professionnelle et à la création d’activité.
> S’appuyer sur un réseau de structures en capacité d’appuyer les porteurs de projets économiques dans une diversité de secteurs de production ou de commerce.
Actions de sensibilisation et de formation à la création d’activités économiques et à la connaissance des dispositifs d’appui à la création d’activité.
Effort d’une diversification des moyens financiers au-delà des ressources privées des migrants pour éviter une trop grande dépendance et accompagnement de la compréhension du langage et des attentes des dispositifs d’appui (publics et privés).
> 250 personnes informées et orientées par an durant le PPSPM, dont 1/3 suit des formations professionnelles, et 1/5 réalise l’étude de faisabilité d’un projet.
> L’insertion socio-professionnelle des migrants est favorisée. Les projets sont principaleme
> Soutenir les projets d’entrepreneuriat individuel favorise la mise en place d’un vivier d’initiatives porteur de solutions réplicables sur d’autres territoires et auprès d’autres publics.
> Doubler l’accompagnement à la création d’activité avec une sensibilisation à la connaissance des droits et des dispositifs légaux contre les discriminations.
> Encourager la systématisation d’outils d’étude de contextes et de capitalisation des résultats d’expériences identifiant les acteurs et leurs rôles dans les deux espaces de création d’activité (pays de résidence et d’origine notamment) pour faciliter la réplicabilité des actions à l’échelle d’autres territoires.
> Encourager la mise en réseau et les échanges de pratiques entre structures d’appui avec des associations actives auprès des migrants pour une meilleure connaissance des capacités et besoins.
L'articulation des dispositifs financiers entre les deux espaces reste à construire et nécessite un plaidoyer.
Encourager le développement de structures d’appui transnationales capables de faciliter les passerelles entre dispositifs financiers dans les deux espaces de la création d’activité, notamment entre pays de résidence et pays d’origine, espaces fortement investis par les porteurs de projets migrants.