Espace d’échanges de pratiques de codéveloppement pour valoriser les migrants comme citoyens et acteurs du développement ici et là-bas.

Données factuelles sur le projet
Culture / Arts / Médias
fr-FR
Villes de Villetaneuse et Koniakary, Association de migrants Endam Dioumbougou
01-01-2009
Français (FR)
Villes de Villetaneuse et Koniakary en partenariat avec l’association de migrants Endam Dioumbougou dans le cadre de la coopération décentralisée entre V. et K.
Les habitants de Villetaneuse (département de Seine-Saint-Denis, 12 000 habitants) et de Koniakary (cercle de Kayes, 11 000 habitants).
Conduite de l'action
1. Une coopération décentralisée multi-partenariale entre deux collectivités, mises en lien par l’association des ressortissants de Koniakary à Villetaneuse, reposant sur 3 objectifs principaux : favoriser la connaissance et les rencontres entre les populations, agir ensemble pour soutenir le développement de Koniakary, et travailler ensemble à Villetaneuse au développement de l’engagement citoyen et de la cohésion sociale.
2. L’échelle de la coopération est comprise dans un double espace où les deux collectivités locales française et malienne se concertent pour définir des projets partagés et portés avec les migrants.
3. Une action à vocation portée interculturelle et à portée artistique a été réalisée dans le cadre de la coopération décentralisée existante (réalisation d’une exposition de portraits de migrants et de locaux).
> En France : la municipalité de Villetaneuse souhaitait développer une coopération décentralisée avec une commune d’Afrique sub-saharienne ; la venue du Maire de Koniakary à Villetaneuse en visite auprès de ressortissants de sa commune a fait l’objet d’une sollicitation de la part de l’association de migrants « Endam Diombougou » pour une rencontre officielle des Maires des deux communes. Les migrants ont joué un rôle de relais entre les deux municipalités et sont depuis la signature du partenariat totalement partie prenante de cette coopération. Le projet entend donner une visibilité et une reconnaissance renforcée aux compétences mobilisées par l’association de migrants dans le cadre d’actions internationales, aussi bien à Villetaneuse qu’à Koniakary.

> Au Mali : Suite à la visite du Maire de Koniakary aux ressortissants de sa commune à Villetaneuse des liens se sont tissées entre 2004 et 2006 à l’initiative de l’association de migrants « Endam Diombougou » aboutissant en 2007 à la conclusion d’un accord de coopération décentralisée entre les deux municipalités pour la mise en œuvre d’actions de développement au profit de Koniakary.
> En France : Dès le départ, la municipalité a fait le choix d’inscrire l’association de migrants « Endam Diombougou » dans le partenariat. La coopération décentralisée apporte des moyens financiers à la commune de Koniakary qui transitent systématiquement et obligatoirement par l’association Endam Diombougou. Un comité technique « co-développement » a été formé à Villetaneuse pour le suivi des projets et regroupent le chargé de coopération décentralisée et démocratie locale, l’élue à la coopération décentralisée et les membres du bureau d’Endam Diombougou. Il se réunit plusieurs fois dans l’année. Cet outil est indispensable pour donner une place aux migrants et valoriser leur rôle au sein du territoire de Villetaneuse. Leur implication directe permet de faire connaître la coopération et ses évènements auprès des habitants de Villetaneuse, de valoriser la culture malienne et plus généralement d’Afrique de l’Ouest localement et d’encourager la participation des personnes originaires de l’Afrique subsaharienne à Villetaneuse. Le projet interculturel « Nous sommes d’ici et d’ailleurs » a pour principale réalisation une exposition de portraits et de textes de femmes : dix femmes françaises et dix femmes maliennes, prolongé avec des portraits d’hommes. L’exposition a permis aux populations koniakaroises de mieux appréhender la dimension « échanges culturels » de la coopération. L'exposition réalisée en 2 exemplaires a été exposée aux Villetaneusiens en 2009-2010. Les migrants avaient un rôle limité, car dans la première phase de réalisation, ils disaient avoir du mal à percevoir l’intérêt du caractère interculturel du projet. Ils avaient l’habitude de travailler sur des projets d’infrastructures, de financement à la construction d’écoles, plus que sur de l’interculturel, du symbole, des discours, des photos. Les migrants ont progressivement trouvé leur place en proposant un échange réel au-delà de ces portraits de femmes et d’hommes villetaneusiens et koniakarois. En 2009-2010, des femmes de Koniakary se sont rendues chez des femmes de Villetaneuse. Les textes de l’exposition ont été traduits en bambara pour une compréhension dans les deux territoires à la fois et pour les ressortissants koniakarois en France.

> Au Mali : le double de l’exposition a été présenté dans la salle du conseil municipal de Koniakary. En 2009-2010, des femmes villetaneusiennes se sont rendues chez des femmes koniakaroises.
> Poursuite du cadre structurant de la coopération décentralisée pour l’inclusion d’actions renforcées autour du « double espace » de migration.
> Organisation d’activités à vocation interculturelle à Villetaneuse auprès des autres communautés de ressortissants de la ville.
Compétences
> Prendre du recul sur son rapport à l’autre : prise de conscience et affirmation de la diversité des cultures à Villetaneuse.
> Prise de conscience de la dimension du rapport interculturel dans un projet de développement (de l’implicite à l’explicite) : extériorisation de cette composante interculturelle.
> Formalisation de cette composante interculturelle dans un projet à part entière : expositions de portraits féminins et masculins de koniakarois et villetaneusiens présentées dans les deux territoires.
> Valorisation de la participation des femmes comme actrices du développement des territoires : expositions de portraits partant des visages de femmes. Quand l’interculturel donne la parole aux femmes.
> Le cadre de la coopération décentralisée entre Koniakary et Villetaneuse et les relations de confiance déjà instaurées entre les deux territoires ont permis de formaliser une action à vocation interculturelle comme composante à part entière d’une stratégie de co-développement.
> La spécificité de cette coopération décentralisée où l’association des ressortissants de Koniakary (Endam Diombougou) joue un rôle de passerelle entre les deux territoires a été un facteur déterminant pour la réalisation de ce projet interculturel.
> Impact sur le développement des territoires ici et là-bas : Sensibilisation du grand public/ de l’ensemble des citoyens de Koniakary et de Villetaneuse à la diversité des peuples qui habitent ces territoires pour un impact direct sur le vivre ensemble et la cohésion sociale au niveau local.
> Déconstruction des représentations sur : le rôle des migrants aux yeux des territoires d’origine (au-delà de leurs contributions financières aux projets de développement), l’implication citoyenne des migrants ici : acteurs-citoyens des territoires.
> Ré-équilibrer les rapports nord-sud : renforcer la conviction que les territoires du Nord ont besoin d’actions de coopérations internationales pour s’ouvrir à de nouveaux modes de pensées et de faire, pour confronter des traditions.
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Constats tirés de l’évaluation
Formulation d’indicateurs innovants valorisant les apports des mobilités humaines dans le développement des territoires
Volonté de s’inscrire dans le cadre structurant d’une coopération décentralisée entre deux zones géographique marquées par les migrations un travail sur la déconstruction des représentations liées aux origines autour du projet interculturel « Nous sommes
Penser la coopération décentralisée comme un outil d’animation du territoire et un levier de transformations sociales ici.
> Le travail avec les migrants dans le cadre d’une coopération décentralisée formalisée et normée reste complexe ; le travail au sein d’un comité technique conjoint de co-développement est un outil d’aide au suivi des projets et d’accompagnement de l’asso
> Prévoir des espaces de concertation avec les organisations de migrants afin de favoriser le dialogue entre les différents interlocuteurs et partenaires de l’action, au cœur des dispositifs de mise en œuvre de la coopération (ex : au sein des coopérations décentralisées).
> Impliquer les populations locales dans leurs diversités à la conduite de l’action dans les deux espaces de coopération en incluant les organisations de migrants et les migrants eux-mêmes pour valoriser la portée et les impacts transnationaux de l’action.
> Concevoir des outils à forte dimension visuelle s’appuyant sur des réalités quotidiennes pour une appropriation renforcée par les populations et publics ciblés.
> Compréhension de la forte dimension interculturelle d’un projet de co-développement décentralisé, et de ses impacts dans les territoires de vie des migrants.
> Prise de conscience par les migrants de la valeur ajoutée d’une activité à vocation culturel
> La participation des ressortissants des territoires d’origine dans la conduite de l’action favorisent des interactions fortes avec les populations locales et la possibilité d’accompagner un changement de regard ou de pratique pour une évolution durable des modes de faires localement.
> Encourager l’organisation d’actions à forte dimension transnationale dans les deux territoires de la coopération.
Il s’agit d’un travail à conduire sur la durée, le projet « nous sommes d’ici et d’ailleurs » est l’illustration de la prise en compte de ces représentations stéréotypées et de la méconnaissance des différentes communautés locales ici et là bas.
Associer les organisations de migrants à l’élaboration d’un projet à forte dimension culturelle pour donner le temps de l’appropriation à chacun et la capacité d’assurer un bénéfice durable auprès des populations locales et migrantes.

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