Espace d’échanges de pratiques de codéveloppement pour valoriser les migrants comme citoyens et acteurs du développement ici et là-bas.

Données factuelles sur le projet
Citoyenneté / Intégration
be-NL
APODI
01-01-1999
Français (FR)
TRANSFAIREs
Enfants et adultes d’origine étrangère résidant en Belgique et plus largement les étrangers vivant en Belgique.
100 000 €
Conduite de l'action
Promouvoir l'intégration des étrangers dans la société belge et accroître les capacités organisationnelles des ONG au Cameroun et en République Démocratique du Congo.
> En Belgique : Constat d’une absence de solidarité vis-à-vis des migrants et plus particulièrement des primo-arrivants de la part des autorités publiques.
> Au sud : Volonté de soutenir l’encadrement pédagogique par un appui matériel (ordinateurs) en RDC et au Cameroun ; approche par le renforcement des capacités et le transfert des pratiques.
En Belgique : soutien aux activités du nord et du sud grâce à la vente de produits agricoles du sud (cacao), de matériels divers (calendriers), de produits de l’atelier culinaire (plats asiatiques, sierra-léonais, palestiniens…) et de la participation financière des bénéficiaires aux coûts de formation. Recrutement de personnel migrant qualifié (marocains, guinéens, belges) pour les activités de formation, d’information, langues et d’éducation (écoles de devoirs).
Zoom sur « Le Goûter Midi Solidaire » (GMS), atelier culinaire s’inscrivant dans une perspective de rapprochement, connaissance et compréhension entre diverses cultures.
Il s’agit d’un espace de solidarité active visant le mieux vivre ensemble, la tolérance entre les populations et la convivialité avec comme objectifs :
> Contribuer au dialogue entre les populations allogènes et celles du milieu d’accueil, à travers le culinaire perçu comme outil d’information, de sensibilisation pour désamorcer des attitudes de rejet de l’autre et des préjugés y afférents, lesquels rendent la cohabitation difficile sur le terrain ;
> Informer et sensibiliser la population toute catégorie confondue sur le sens de la solidarité internationale et du co-développement ;
> Favoriser les rencontres citoyennes aux fins d’une mise en commun éventuellement d’un projet collectif, susceptible de rencontrer les besoins latents et additionnels du public spécifique, jugé vulnérable ; notamment groupe des femmes immigrées, enfants et jeunes en décrochage scolaire et personnes âgées en précarité.

Au sud : soutien matériel à une école de Kinshasa en RDC et à Douala au Cameroun.
> En Belgique : consolider le travail effectué avec les migrants (une plus grande reconnaissance et une valorisation). Adhésion à la Commission communale Solidarité Liège Monde.
> Au sud : création d'une structure de formation permanente aux nouvelles technologies en RDC (APODI, BIJ Bureau International de Jeunesse).
Compétences
> Circulation de l’information : partager des savoirs et des pratiques à la fois sur les nouvelles technologies mais également sur la richesse d’une démarche interculturelle dans le double espace nord-sud.
> Plaidoyer : permettre à des enfants et des adultes de s’initier à une démarche interculturelle et de gestion des diversités en s’appuyant sur les technologies numériques
> Interculturel : capacité à créer des espaces interculturels et donc de gestion des diversités au Nord (ex : rencontres entre migrants lors des formations, des ateliers culinaires, des activités de solidarité internationale). Egalement au sud : capacité à créer des espaces d’échanges intergénérationnels.
Concernant plus spécifiquement le Gouter Midi Solidaire : la pratique du culinaire est une mise en situation réelle du public que l’association touche en amont via des formations de base en Français langue étrangère et remise à niveau des connaissances, visant en aval l’insertion socioprofessionnelle du public concerné. A cette occasion, des repas culinaires de divers horizons sont préparés par des stagiaires et proposés aux partenaires et résidents du quartier, moyennant une contribution financière de 3 €. Le fonds ainsi récolté à la suite des ventes des repas interculturels organisés chaque vendredi midi au siège social de l’association et celles réalisées lors des journées interculturelles organisées par ville et la Province de Liège, est affecté à l’organisation d’actions d’Education au développement en Belgique et au soutien des initiatives locales des partenaires au Sud.

NB : les différentes activités ainsi que les multiples reconnaissances obtenues (autorités publiques, administratives…) témoignent de leurs savoir-faire, savoir-être dans les différents domaines de capacités identifiés.
En Belgique : partenariats avec des associations locales et l’ONG de développement CND 11.11.11 renforçant la mise en réseau d’APODI, sa visibilité localement en Belgique et ses capacités de plaidoyer et de mise en lien interculturel. Renforcement également des compétences en gestion de projet et en partenariats pour la levée de moyens financiers pour des activités au sud. NB : les activités d’APODI et les compétences de l’association concernent majoritairement la Belgique.
Résultats :
> En Belgique (2008) : 103 personnes formées en Informatique, 50 personnes ont suivi des cours de français, 80 personnes ont suivi les leçons du permis de conduire, 35 enfants encadrés à l’école de devoir, 30 participants en moyenne par atelier culinaire, 4 personnes engagées dont 3 migrants
> Au Sud : Formation aux nouvelles technologies numériques au Cameroun et en RDCongo, Réalisation et exposition de photos sur la vie de quartier d’une commune présentée par les élèves d’une école de Kinshasa.

Mise en réseau pluri-acteurs et inscription dans les dynamiques de développement local : En Belgique le projet du Goûter Midi Solidaire est mené en synergies avec des partenaires du quartier de Droixhe-Bressoux, tant du secteur public que celui du monde associatif. L’association des locataires de l’habitation sociale « Maison liégeoise » a mis un local à la disposition du projet où les repas sont préparés et où les participants à l’atelier sont accueillis dans des conditions dignes. D’autres partenaires (Collectif autour de l’étang, la Maison de l’emploi, Le Centre Liégeois d’Aide à la Jeunesse, Courant d’Air, et la Maison Carrefour du Centre Public d’Action Sociale) apportent leur à l’action via l’information et l’inscription des candidats désireux de participer à l’atelier. L’action en elle-même intéresse tous les partenaires et résidants du quartier dans la mesure où elle permet à moyen et long terme à mieux se connaître et à mieux se comprendre ce qui facilite le dialogue et la convivialité entre cultures. A l’occasion de la campagne de sensibilisation du CND 11.11.11 à laquelle APODI participe chaque année, les partenaires contribuent financièrement via l’achat des matériels de la campagne. Les fonds ainsi récoltés sont versés au CNCD qui les affecte aux projets de co-développement du Sud.
Constats tirés de l’évaluation
Formulation d’indicateurs innovants valorisant les apports des mobilités humaines dans le développement des territoires
> Action menée à partir d’un quartier habité essentiellement par des adultes immigrés non francophones de différentes origines (Droixhe) et portée sur le lien social entre communautés locales autochtones et immigrées.
> Les étrangers bénéficient du progr
> Penser l’ancrage territorial de l’action pour la connecter avec d’autres démarches existantes et éviter une répétition d’actions similaires auprès des mêmes publics.
> Prévoir une implication directe ou progressive des publics cibles de l’action dans le cycle de projet.
APODI travaille en Belgique comme au sud sur les enjeux liés à l’éducation (ici autour de cours d’alphabétisation, d’information, et des activités de lien social, et là-bas autour de soutiens matériels à des écoles).
> Mettre en relation les problématiques de développement identifiées dans les territoires de l’action pour encourager des passerelles entre activités locales au « nord » et au « sud » (aussi bien au sud qu’au nord ; ex : l’éducation comme levier d’insertion des populations locales et de développement).
> Impliquer les organisations de migrants dans la conduite de projets impliquant leurs territoires d’origine pour encourager une mise en perspective des enjeux de développement local entre les territoires de résidence et d’origine.
Travail partenarial pour faciliter la mobilisation des publics et l’organisation logistique des actions.
> Encourager la mise en place de partenariats avec d’autres types d’acteurs locaux afin d’assurer la mise en œuvre des activités et la valorisation d’un faisceau de compétences et d’expertise concourant à la réussite de l’action.
> Prévoir des rencontres partenariales tout au long du cycle de projet pour s’assurer d’une bonne complémentarité et d’une compréhension partagées es objectifs entre les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de l’action.
Les activités sont financées par les recettes des produits artisanaux et culinaires vendus.
> Prévoir une diversification des ressources financières pour ne pas faire peser le poids de l’action sur la seule capacité d’épargne des migrants (ex : par le biais d’actions de sensibilisation, de communication, d’événements festifs pour collecter des fonds).
> L’action doit prévoir un volet de renforcement des capacités en recherche de financements extérieurs notamment auprès des associations de migrants fonctionnant largement sur une capacité d’épargne personnelle.
Mise en réseau des acteurs associatifs et publics locaux autour du quartier où sont conduites les actions.
L'action doit favoriser la mise en place de partenariats pluri-acteurs (incluant les organisations de migrants / actives auprès des migrants) notamment autour des associations et institutions publiques locales implantées dans les zones cibles de l’action.
Travail ancré territorialement dans un quartier permettant la récurrence des actions, l’appropriation par les résidents impliqués dans les actions et une action relayée par plusieurs associations;
> Travail en réseau avec d’autres acteurs locaux pour accroître l’expertise et la qualité des actions proposées et permettant une conduite de l’action à long terme (pour éviter la rupture d’activité en cas de vulnérabilité du porteur).
> Dans le cas d’une action à vocation interculturelle et sociale prévoir une mise en réseaux avec les associations actives auprès des migrants et les organisations de migrants elles-mêmes ainsi que l’implication directe des résidents (locaux et issus des migrations).