Espace d’échanges de pratiques de codéveloppement pour valoriser les migrants comme citoyens et acteurs du développement ici et là-bas.

Données factuelles sur le projet
Citoyenneté / Intégration
fr-FR
Paroles d’Hommes et de Femmes
01-01-2004
Français (FR)
L’Association Paroles d’Hommes et de Femmes
Citoyens français, institutions publiques, migrants et leurs associations.
100 000 €
Conduite de l'action
> L’Association Paroles d’Hommes et de Femmes organise les interventions de « témoins » migrants issus de plus de 40 nationalités différentes auprès d’élèves de collèges et de lycées, Maisons Familiales Rurales, institutions éducatives.
> Dans le cadre des programmes scolaires, des partenariats sont établis avec les établissements mobilisant plusieurs disciplines, histoire contemporaine de l’Europe et de la décolonisation, la mémoire de l’immigration, le français autour de l’élaboration de différentes productions écrites, correspondances entre les témoins et les élèves, l’instruction civique, la géographie, les langues. Les récits des témoins on fait l’objet de biographies, de bandes dessinées et d’expositions illustrées et d’ebooks multilingues.
> Le projet a pour objectif principal, à travers les échanges avec les témoins, de sensibiliser et former les jeunes à la diversité des parcours et des personnes composant aujourd’hui la société française, permettant ainsi de lutter contre les préjugés, de renforcer le rôle social des témoins, des jeunes par une valorisation des parcours et des cultures d’origine. Cette action permet ainsi, à terme, de lutter en profondeur contre les phénomènes des discriminations, le tout intégré aux projets d’établissements.
> Le Délégué Général de l’association Paroles d’Hommes et de Femmes, Ecrivain public et ancien éducateur, crée son association et lance le projet en 2002 dans une logique intergénérationnelle et interculturelle, apprendre par les aînés, leur culture, expérience individuelle, professionnelle familiale. Les parcours sont une source d’action éducative et de compréhension de la société.
> A ce constat initial fait écho les préoccupations de plusieurs enseignants qui mettent en œuvre le projet dans leurs classes en y trouvant des outils pour approfondir ou innover dans le cadre de leur programme : Exemple en histoire - géographie où les contacts établis avec les « témoins » sont utilisés pour le chapitre de géographie sur la ville, en comparant les migrations urbaines en Afrique et en Europe, et en histoire pour le chapitre sur l'histoire de l'Europe et du monde", en éducation civique, en langues, en sciences économiques et sociales.
> Mais le grand apport est humain et citoyen : « Ces rencontres font évoluer le regard jeté sur les immigrés à un moment et dans une région où l'extrême droite progresse. En ce sens, il y a une véritable plus value éducative pour former des citoyens tolérants, capables de vivre avec les autres » (Professeur d’Histoire ou lycée d’Hirson (Aisne)).
En France : Le projet « 100 témoins pour 100 écoles » consiste à amener les témoins à témoigner de leur histoire auprès de classes d’élèves, incluant toutes les étapes de leurs parcours du choix ou de la nécessité vécue du départ, l’arrivée dans le pays d’accueil, les conditions d’entrée et de vie, les relations sociales, les projets associatifs parfois en lien avec le pays d’origine et les projets professionnels. Cet accompagnement des témoins se fait en plusieurs étapes :
> Mobilisation des témoins, rédaction de leur histoire par l’équipe de l’Association.
> Partenariat avec l’établissement scolaire : co-élaboration du projet pédagogique.
> 5 rencontres organisées avec des témoins d’origines géographiques, de continents différents, d’origine sociales différentes, de genres différents, d’âges et de raisons migratoires variées.
> Ces rencontres sont espacées dans le temps, le travail éducatif étant prévu sur une année scolaire.
> Travail éducatif préalable aux rencontres.
> Retours écrits pour les témoins, les élèves doivent écrire aux témoins après chaque rencontre.
> Rencontre nationale avec des établissements scolaires, des enseignants, élèves, témoins de plusieurs régions.
> 130 témoins de 40 nationalités d’origines différentes, formés et rompus aux interventions en classe.
> Partenariats avec 30 établissements par an dans 6 régions, dont l'Ile-de-France.
> Production et diffusion d’une collection de bandes-dessinées : collection « les migrants », tome 1 « parcours picards », tome II « parcours franciliens », tome III parcours européens, tirage 4000 exemplaires par ouvrage.
> 18 récits illustrés de migrants sont disponibles en ebooks sur le site http://www.lettresetmemoires.net/migrants-en-bandes-dessinees-ebooks-pour-tablettes-numeriques-ipad.htm.
> Les ebooks de l’ouvrage « parcours européens » vont être disponibles en huit langues, français, anglais, allemand, espagnol, italien, roumain, polonais, portugais.
> 70 panneaux d’expositions sont disponibles pour des expositions thématiques, parcours européens (exposition multilingue), exposition générale les migrants, exposition spécifiques sur les parcours de migrantes.
> Point de vue de la pérennité dans les lycées concernés : de nombreux lycées et collèges poursuivent le projet sur plusieurs années scolaires marquant ainsi des générations d’élèves, ce projet est souvent la clé de projets d’établissements menés vers les pays du sud, jumelages, éducation au co-développement.
> Autres résultats vérifiables relevés : des bilans pédagogiques sont réalisés chaque année auprès des établissements scolaires et disponibles pour les partenaires financiers de l’association et institutions éducatives.
Compétences
> Les témoins sensibilisent les élèves aux enjeux de l’altérité, des différences culturelles existant au sein de la société française.
> Les témoins transmettent aux élèves, dont certains originaires des mêmes pays, la mémoire des migrations de différentes époques et contextes socio-culturels.
> Des formations à la prise de parole et aux récits de vie par l’association Paroles d’Hommes et de Femmes.
> L’inclusion dans un projet pédagogique d’ensemble en lien avec les autres disciplines concernées : histoire-géographie, français, langue (…).
> La démultiplication d’outils de sensibilisation pour la diffusion de la méthode et la visibilité : bandes-dessinées, expositions.
> Des formations à la prise de parole et aux récits de vie par l’association Paroles d’Hommes et de Femmes.
> L’inclusion dans un projet pédagogique d’ensemble en lien avec les autres disciplines concernées : histoire-géographie, français, langue (…).
> La démultiplication d’outils de sensibilisation pour la diffusion de la méthode et la visibilité : bandes-dessinées, expositions.
photo Paroles d'Hommes et de Femmes.jpg
Constats tirés de l’évaluation
Formulation d’indicateurs innovants valorisant les apports des mobilités humaines dans le développement des territoires
Le projet répond à plusieurs attentes de plusieurs types d’acteurs des territoires : trouver des outils pour approfondir ou innover dans le cadre de leur programme en histoire et géographie sur la base de témoignages et récits de vie (pour les enseignants
> Penser la portée des actions transnationales dans leur impact sur les enjeux de cohésion sociale dans les territoires ici (l’international au service du local).
> Penser l’action en réponse à des besoins clairement ciblés auprès de plusieurs interlocuteurs sur un territoire identifié.
Associer une diversité de partenaires à la conduire de l’action pour affiner la portée des récits de vie en fonction des interlocuteurs pour une capacité renforcée de diffusion.
Encourager les partenariats pluri-acteurs dans toute action promouvant le rôle et la place des migrants dans le développement local des territoires ici.
Sensibiliser et former les jeunes à la diversité des parcours et des personnes composant aujourd’hui la société française, permettant ainsi de lutter contre les préjugés, de renforcer le rôle social des témoins, des jeunes par une valorisation des parcour
Encourager la conception d’actions de cohésion sociale en articulation avec les enjeux de migrations qui traversent les territoires ici et en impliquant les porteurs de cette mémoire migratoire (migrants et leurs associations).
Inscription de l’action dans les dynamiques territoriales d’accueil et d’insertion des migrants ainsi que des politiques de cohésion sociale.
> Articuler les actions d’intérêt général visant un renforcement de la cohésion sociale avec les programmes et politiques publics locaux existants et promouvoir la place des migrants et de leurs associations comme partenaires clefs de l’action pour une reconnaissance durable de leur rôle.
> Inclure les ressortissants des territoires de coopération des pays de résidence et d’origine dans la conduite à long terme d’actions de cohésion sociale du fait de la dimension transnationale de leur parcours.

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